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16th of January 2018

علوم



Les méthodes du chercheur Nicolas Guéguen sur la sellette

Nicolas Guéguen, professeur en psychologie sociale à l’université de Bretagne-Sud, dont les travaux sont remis en cause par Nick Brown et James Heathers

Un prof de maths inspire-t-il plus confiance s’il se nomme M. Py ? N’a-t-on pas plus de chance de se faire prendre en auto-stop par des conducteurs si l’on est blonde, à forte poitrine, vêtue de rouge ? Est-on plus disposé à rendre service quand on est enveloppé d’une bonne odeur de pâtisserie ? La présence d’une plante en pot desséchée influence-t-elle notre jugement sur le réchauffement climatique ?

Ces questions, et les réponses qu’il y a apportées, ont fait de Nicolas Guéguen, enseignant-chercheur à l’université de Bretagne-Sud, une figure de la psychologie sociale. Ses travaux, évoqués dans ces colonnes, mais aussi dans les médias du monde entier, s’intéressent à la façon dont nos comportements peuvent être influencés, à notre insu, y compris par des indices très ténus. Mais ses résultats spectaculaires ont intrigué deux limiers des sciences sociales, l’Australien James Heathers et le Britannique Nick Brown. Comme l’a récemment raconté la revue américaine Ars Technica, ils ont entrepris d’analyser par le menu plusieurs articles scientifiques signés par Nicolas Guéguen, et ont acquis la conviction que les conclusions étaient trop belles pour être vraies.

Test probant sur les données

Tout a commencé en 2015 quand Nick Brown est tombé sur un Tweet évoquant une étude du Breton parue dans le Scandinavian Journal of Psychology, qui montrait que les hommes étaient moins susceptibles d’aider une femme – lui dire qu’elle avait laissé tomber un objet – si ses cheveux étaient attachés en queue-de-cheval ou en chignon plutôt que laissés libres. Intrigué, avec son compère James Heathers, rencontré sur Facebook, il décide de passer au peigne fin dix publications de Nicolas Guéguen.

Ce type d’enquête n’était pas totalement inédit pour Nick Brown, qui prépare une thèse à l’université de Groningue (Pays-Bas) sur les incohérences de la psychologie positive : ayant entamé des études de psychologie la cinquantaine passée, après une carrière...

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